Directeur de recherches de l’Université à Paris Ouest Nanterre. Il a toujours eu à cœur de s’intéresser à la « sous culture », comme la bande dessinée, les graffitis ou les séries télé.
Question : 22. Vous avez fait votre thèse en BD, rien de surprenant à ce que vous incitiez les étudiants à s’approprier de nouvelles formes...
Nils Aziosmanoff : Vous, vous avez fait votre thèse en BD, rien de surprenant à ce que vous incitiez les étudiants à s’approprier de nouvelles formes.
Serge Tisseron : Oui, j’incite mes élèves à présenter leur thèse avec des vidéos faites depuis leur téléphone portable par exemple. Aujourd’hui, les images sont un langage à part entière. Quand j’ai présenté ma thèse en BD, le jury a été un peu décontenancé, mais pas pour les raisons que j’imaginais. Ils m’ont dit : « on vous connaît, on sait que vous êtes un bon étudiant et que vous avait beaucoup travaillé, mais le problème qu’on a c’est qu’on arrive pas à lire en même temps le texte et l’image. » Plus personne ne pourrait dire ça aujourd’hui ! Mais en 1975, ce n’était pas évident. Aujourd’hui, nous avons pris cette habitude grâce à la BD, au multimédia et internet.
Nils Aziosmanoff : Merci à tous, au revoir.
La retranscription est une synthése des propos tenus par les intervenants.