Ecrivain français de science-fiction connu pour sa trilogie des Fourmis et ses nombreux romans à succès. Son œuvre fait se rencontrer mythologie, spritualité, philosophie, science-fiction, biologie et futurologie.
Question : 21. Et pour le mot de la fin, un jeune auteur vient vous voir et vous demande un conseil, que lui dites-vous ?
Bernard Werber : Sois original ! Le drame de la littérature, c’est que les auteurs ont peur de ne pas être publiés, alors ils copient un auteur qui a du succès. Pour pouvoir réussir dans l’art, il faut se démarquer, il faut être marginal. En copiant, on peut entrer dans la citadelle, mais on va tourner en rond et devenir des nantis de la littérature et des vieux.
Le vrai endroit où c’est passionnant d’être, c’est dans la créativité et l’originalité. Ensuite, il faut être opiniâtre, croire en son rêve. Il faut aller au bout de son projet quelqu’il soit, et quelque soit le prix à payer, il faut le payer. Les fourmis, tout le monde me disait que ça n’intéressait personne, et pendant 6 ans, les éditeurs ont refusé le manuscrit. Même mon éditeur actuel, qui m’a envoyé 3 lettres de refus. C’est le propre de la nouveauté, personne ne veut y aller car ce n’est pas rassurant.
Et je l’ai vécu aussi au cinéma. C’est comme ça partout. Il faut d’abord faire comme les autres avant d’être accepté. Mais tant pis ! Il faut se casser la tête contre les murs et faire dans l’originalité.
Nils Aziosmanoff : Merci pour cette belle conclusion, merci Bernard Werber, merci Pierre de La Coste, merci à nos internautes et à notre public.
La retranscription est une synthése des propos tenus par les intervenants.